Bilan 2018 : le temps des réalités.

Bon. On ne va pas y aller par quatre chemins : cette première année était loin d’être fameuse. Si je devais la résumer une phrase, ce serait la suivante : une longue douche froide sur mes ambitions d’écrivain indépendant.

En avril dernier, après une trop longue phase de finalisation de mon premier roman, Mécanique Gelée, ce dernier sortait officiellement à la vente par le biais de Librinova. Dire qu’il n’a pas fait grand bruit est un euphémisme.

Cette commercialisation avait été mise en place après le manque d’intérêt marqué pour la formule qui avait été mise en place via Tipeee ; offrant un accès anticipé à la suite de Mécanique Gelée ainsi qu’à une fanfiction Overwatch, avec le premier volume de Mécanique Gelée disponible gratuitement.

À cela il faut ajouter diverses campagnes de publicité sur les réseaux sociaux qui elles aussi ont été des échecs. Ce n’est pas faute d’avoir persévéré pourtant, mais rien n’y a fait. Curieusement, dans le cas de Facebook, j’en tire la vague impression qu’il n’y a tout simplement aucune audience pour de la SF, sauf à payer des prix déraisonnables pour éventuellement pouvoir atteindre des gens potentiellement intéressés. De même, les options de communications prises chez Librinova se sont avérées décevantes : une campagne Facebook qui, à les en croire, a été un succès, mais n’a généré aucune vente, un communiqué de presse resté inutile et aucun retour de la part des blogueurs littéraires que cette société d’aide à l’édition aurait contactés.

Est-ce la faute à pas de chance ? Je ne pense pas. Il faudrait faire preuve d’un déni indécent pour ne pas voir que ces multiples échecs pointent vers une explication simple : mon travail n’était pas assez bon. Un fait renforcé par mes lectures, portant sur les techniques des récits et scénarios, qui m’ont fait prendre conscience d’énormément de défauts sur Mécanique Gelée. Des défauts tels qu’il n’est guère étonnant que je ne puisse percer et me distinguer sur ce trop rude marché du livre… J’ai péché par orgueil en pensant que mon expérience d’écrivain amateur serait suffisante pour percer.

Je ne renonce pas pour autant à pouvoir vivre de mes talents. L’évidence me pousse cependant à renoncer à l’auto-édition pour le moment. Il va s’agir pour moi de me poser et de réfléchir concrètement aux moyens à employer pour l’avenir, en fonction de mes capacités et à travailler ces dernières. Et il m’est déjà venu un début d’idée…

Quoi qu’il en soit, j’espère que 2018 aura été plus positive pour vous qu’elle ne l’a été pour moi !

La ligue des auteurs professionnels, une réponse suffisante ?

Le 6 septembre dernier s’est formée une association entendant défendre la cause des auteurs dans un environnement économique et social de plus en plus instable pour ces derniers. La ligue des auteurs professionnels, c’est son nom, souhaite notamment casser le mythe des auteurs « privilégiés » par le simple fait qu’ils exercent ce que beaucoup ne considèrent pas comme un « vrai métier », l’assimilant à une « passion » pour laquelle nous serions supposément en euphorie permanente lorsque nous la pratiquons. L’association souhaite être à la pointe de débats concernant la reconnaissance des auteurs à travers la revendication d’un statut social spécifique ainsi que l’amélioration générale de leurs rémunérations.

De prime abord, rien à y redire de mon point de vue d’auteur débutant, non ? Effectivement, la nécessité d’un statut d’auteur me semble évidente ; j’ai d’ailleurs été très étonné en découvrant qu’il n’existait rien de tel lorsque je m’étais lancé dans l’aventure de l’auto-édition… Les auteurs sont dans un néant juridique au niveau de leur activité ; ni indépendants, ni entrepreneurs, ni salariés et administrativement liés à leurs éditeurs pour la moindre broutille. Cela ne peut pas durer. Un tel statut va non seulement offrir une légitimité aux auteurs, mais en plus, en toute logique, les rendre plus autonomes. Et je ne peux que m’en réjouir et soutenir la ligue sur ce point.

L’essentiel de mon propos va cependant porter sur le combat que souhaite mener cette association au niveau des rémunérations, en particulier sur le domaine me concernant : les livres. Ce n’est officiellement dit nulle part, mais les diverses réactions que j’ai pu observer jusqu’à présent tendent à me faire croire que la ligue veut porter cette question très délicate dans le secteur traditionnel du livre.

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Changement de plan

Il y a quasiment deux mois, j’exposais ici-même une refonte de mon projet, annonçant la reprise de la pré-publication. Cela n’a pas été le cas, parce que tout simplement… Il n’y a personne pour la soutenir.

Que les choses soient claires, je ne suis pas en train de me plaindre. Je m’attendais à une telle éventualité, et le fait est que je ne dispose pas d’une exposition assez forte pour que Mécanique Gelée puisse attirer des lecteurs. Plutôt donc que de persister dans cette voie, il va falloir que je concentre tous mes efforts sur la promotion de ce roman, en mettant temporairement de côté le reste. Cela veux dire plus de pré-publication de la suite et plus d’écriture de la fanfic Overwatch Le Voeu d’une Veuve pour le moment.

Je n’abandonne pas pour autant cette idée de pré-publication, mais elle ne pourra être viable que si elle intéresse un minimum de gens. Je la suspend donc jusqu’à ce que cela devienne possible.

D’ici là, le premier volume est toujours disponible sur Amazon si le cœur vous en dis, et je m’en vais donc travailler à mon exposition en ligne.

Refonte: ça avance.

J’ai été avare en nouvelles ce dernier mois pour une bonne raison: la refonte dont il a été précédemment question m’a demandé du temps et de la réflexion. Bien plus que de simples modifications sur ma page Tipeee, il m’a fallu voir avec Librinova pour mettre en place les campagne de promotions dont je manque cruellement ainsi que réviser le contenu que je pourrai fournir et sous quelle forme.

Concernant les romans complets, ils seront dorénavant mis en vente dès la fin de leur pré-publication via Tipeee. Les tipeurs auront bien entendu droit à un exemplaire numérique gratuit en remerciement de leur soutien. J’abandonne l’idée de mettre a disposition tout ou partie des romans terminés dans l’espoir d’attirer le chaland, l’expérience passée montrant que cela ne marche pas.

La pré-publication en elle-même avait été interrompue par cette période de transition, mais elle va désormais reprendre. Le prochain chapitre du Voeu d’une Veuve devrait sortir d’ici la fin du mois et celui de Mécanique Gelée volume 2 à la mi-juin. Je vais dorénavant tenter d’adopter un rythme de pré-publication d’un chapitre toutes les deux semaines, plutôt que d’essayer de faire quelque chose toutes les semaines. J’ai du me rendre à l’évidence: une semaine ce n’est tout simplement pas suffisant pour faire quelque chose de satisfaisant.

Bref, l’écriture va reprendre, et j’espère que vous serez nombreux à l’apprécier!

Mécanique Gelée: la genèse.

Un jeune homme qui s’arrête devant une tour noire, habitée par une femme aux allures de démon.

C’est l’image qui s’est présentée à moi il y a de ça quelques années et qui a été le point de départ. Qui étaient-ils? Où étaient-ils? Pourquoi? Qu’allaient-ils devenir? Et est-ce que je peux placer dans tout ces éléments des points qui me plaisent particulièrement?

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Overwatch Représailles : que de questions !

Nous sommes à la veille du nouvel événement pour Overwatch. Et bien que je n’aie guère de temps à consacrer au jeu, il va tout de même me falloir trouver le temps d’essayer la mission scénarisée que Blizzard sortira.

Parce que le contexte de celle-ci est très, très intéressant pour le fan que je suis.

D’après les annonces publicitaires de Blizzard, Rétribution ne serait rien de moins que l’événement qui a été le début de la fin pour Overwatch. Si vous n’avez pas encore lu le comic officiel de l’annonce, je vous invite à le faire en suivant ce lien, parce que nous allons spoiler mes bons, et pas qu’un peu !

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Refonte du projet

Deux mois après le lancement du projet Beaumarchais, il est temps de faire un petit bilan. Qui n’est guère fameux.

Il ne faut pas se mentir: j’ai été naïf et présomptueux sur pas mal de points. Le premier d’entre eux a été de croire qu’il serait aisé de démarrer une croissance organique « naturelle » à moi seul. Après deux mois avec des statistiques plus que décevantes, force est de constater que j’avais tout faux.

Je n’abandonne pas pour autant mon idée d’écrire. Mais plutôt que de vouloir chercher à tout prix à faire tout soi-même, il va falloir déléguer et surtout, abandonner ma prétention à vouloir donner des leçons d’indépendance via ce blog. Je ne reste qu’un auteur débutant qui a encore beaucoup à apprendre sur comment vendre son livre.

En cela, il va me falloir reformuler le but du projet Beaumarchais, ou plutôt le recentrer sur l’écriture en elle-même, là où je suis certain d’avoir un minimum d’expérience. De fait, le Tipeee va être transformé pour n’être plus qu’une plate forme de pré-publication avec différent tiers. La diffusion de Mécanique Gelée et du Vœu d’une Veuve sont maintenus, mais avec une petite nouveauté. Le premier tiers restera tel qu’il est (accès aux chapitres de la suite de Mécanique Gelée). Le second inclura ceux d’un Vœu d’une Veuve en supprimant l’accès restreint aux articles de ce blog, qui seront désormais entièrement libres. Et le troisième sera lui la nouveauté à proprement parler: l’ajout d’un accès quotidien aux suites.

Ce qu’il faut entendre par là, c’est que ce tiers offre la possibilité de lire les dernières pages ajoutées aux chapitres en cours d’écriture. Les plus fanas des histoires auront ainsi la suite le plus rapidement possible, avec pour inconvénient de voir celle-ci dans sa forme la plus brute. Côté auteur, cela motive à maintenir un rythme d’écriture régulier, et c’est quelque chose dont j’ai cruellement besoin.

Pour le reste, j’ai récemment découvert Librinova, une plate-forme dite d’auto-édition qui propose des services personnalisés aux auteurs. Et en l’occurrence, leurs offres de communications me paraissent tout à fait adaptées. Le premier volume de Mécanique Gelée est déjà en vente sur leur plate-forme, et devrait être diffusé sur bien d’autre dans les semaines qui suivront… Plus qu’a croiser les doigts!

« Le livre numérique est un produit stupide » – Arnaud Nourry.

Il y a presque un mois, une polémique naissait autour des propos tenus par le PDG de Hachette sur les livres numériques. Qualifiant simplement ceux-ci de « stupides », il s’est attiré les foudres de nombre d’auteurs et d’acteurs du milieu.

Pour replacer les choses un minimum dans le contexte, cette qualification se faisait sur deux points qui tenaient particulièrement à cœur à Monsieur Nourry: l’apport concret du numérique par rapport au papier et la rentabilité.

Sur le premier point, j’avoue être plutôt en accord avec le bonhomme: un livre numérique n’est aujourd’hui que cela, un livre numérisé. Le format n’a bénéficié que de peu de nouveautés concrètes, hors avantages techniques liés à la dématérialisation elle même. Un livre n’est maintenant plus un objet inerte, mais animé par le simple fait de se trouver au cœur de la mémoire d’un ordinateur. Que personne n’ait encore cherché à augmenter l’expérience de lecture à l’aide de ce même ordinateur me laisse perplexe.

Sur le second point point par contre, nous touchons là sans doute à ce qui constitue la crainte des éditeurs: le fait d’être à plus ou moins long terme évincé par la concurrence numérique. De ce point de vue, il est tout à fait logique de trouver les livres numériques comme stupides, car c’est un produit qui a le potentiel de passer outre la valeur ajoutée qu’apporte un éditeur.

Parce que concrètement, qu’apporte un éditeur aujourd’hui, et à quel prix? Même s’il existe sans doute des auteurs qui marchent encore au bon vieux papier, je serai très étonné si l’utilisation d’un logiciel d’édition de texte n’était pas à présent monnaie courante. Hors, ces logiciels font déjà une bonne partie de ce que faisaient autrefois les éditeurs: mise en forme, pagination, présentation et correction dans une certaine mesure. Vous voulez une correction automatique plus intelligente? Il existe une solution abordable, dont nous parlerons dans un prochain article.

Un éditeur aujourd’hui vérifie si un manuscrit, si tant est qu’on puisse encore les appeler comme cela, corresponde à ses critères de publication. Et si oui, il y passe une couche de corrections, l’envoie à l’imprimeur et se met en relation avec un distributeur pour l’expédier aux librairies et avec un diffuseur pour en faire la promotion. Ça n’est pas rien: ils sont essentiellement la porte d’accès à toute l’infrastructure de publication matérielle du livre. Mais la donne change complètement dès qu’il s’agit de numérique; car cette même infrastructure n’est plus du tout requise.

L’imprimeur, le distributeur et dans une certaine mesure le diffuseur sautent d’eux même car ancrés dans le réel. L’éditeur est le seul restant, et est en position délicate pour justifier les coûts qu’il ajoute au livre. La correction? Pourquoi les auteurs ne traiteraient pas directement avec les correcteurs, vu comment ceux-ci sont traités par les éditeurs? L’édition de texte? Faite quasi-intégralement par le PC de l’auteur. L’accès à la distribution et aux points de vente? Un abonnement internet voire même le Wifi de n’importe quelle grande enseigne suffit pour distribuer ses écrits, et une bonne partie des points de vente en ligne proposent de traiter directement avec l’auteur, dont le plus gros d’entre eux: Amazon.

Bref, je pense trouver dans cette déclaration du PDG de Hachette de la peur maquillée en dédain. Pourquoi sinon qualifier les marchés anglo-saxons de « foutus » lorsqu’il évoque directement après la part du livre numérique par rapport au papier, qui se trouve bien supérieure à celle que l’on trouve en France? En tant qu’auteur indépendant, c’est pour moi une excellente nouvelle, car cela veut dire que l’opportunité de la publication n’est plus à la merci du bon vouloir d’un éditeur. Mais pour ce dernier, c’est une perte de pouvoir, d’argent et d’influence considérable qui se profile à l’horizon.

Et pour ne pas trop enfoncer l’édition classique ici, je me suis abstenu d’évoquer le sujet qui fâche: la rémunération. Monsieur Nourry a beau affirmer que le prix auquel Amazon essaie de faire vendre les livres numérique (3€ maximum) est ridicule, il n’en reste pas moins qu’au final, l’auteur touche plus sur une vente dématérialisée sans éditeur à 3€ qu’avec un éditeur qui la fera à 15. Sans parler de l’attrait supplémentaire que constitue le prix bas. La rémunération; un sujet dont il nous faudra parler longuement à l’avenir…

La pub: le mal nécessaire.

J’aimerai aborder un tas de sujets différents concernant l’écriture en elle-même, mais il va me falloir commencer cette série d’articles par le plus polémique: la pub, la com, le marketing et tout le concept englobé par ces mots souvent perçus comme repoussants.

Personne n’ignore le caractère délicat du sujet: nuisance constante pour les uns, manipulation mentale pour les autres, voire les deux combinés, la pub n’a pas bonne presse. Elle est pourtant indispensable à tout entreprise, que l’on soit auteur, illustrateur, maçon, comptable… Dans le système actuel, si personne ne sait que vous existez, vous êtes mort. Cette règle est aussi simple que brutale, et surtout connue de la plupart d’entre nous; alors pourquoi la rappeler?

Je tiens ici à contrer par avance les principales critiques qui pourront être faites à ce sujet et surtout à les mettre en perspective par rapport au réel.

 

T’as pas besoin de pub pour te faire connaître; le bouche à oreille, y’a que ça de vrai!

Pour la faire courte, cet argument:

Si le bouche à oreille est considéré par certains comme la forme la plus éthique de pub, il n’en souffre pas moins d’un défaut majeur: sauf coup de chance extraordinaire, il faut des dizaines d’années pour qu’il ait un impact significatif. Il ne faut pas s’imaginer qu’une fois vos œuvres en ligne, l’armée de bots de Google va exposer automatiquement votre travail à tout le monde d’une part et d’autre part que les gens concernés auront forcément envie de parler de votre travail à d’autres dans la demi-seconde qui suit. Ce n’est malheureusement pas comme ça que ça marche.

Et oui, il y a des exemples de succès qui ont utilisé ce principe, le plus connu actuellement étant sans doute The Martian, Seul sur Mars en français, de Andy Weir. Mais pour un livre de ce genre, vous en avez des centaines d’autres qui n’ont pas eut la chance d’avoir rencontré leur public aussi spontanément. Ce qui nous amène au second argument:

 

Ouais mais bon; si ça ne marche pas par le bouche à oreille, c’est que ça n’intéresse personne donc que ça ne vaut pas le coup!

Ceci pourrait se tenir dans un monde où seuls les livres acclamés par les critiques étaient des succès. Le problème étant: nous vivons dans le monde où Twilight et 50 Nuances de Gris ont été des succès retentissants malgré tout ce qu’on pu en dire ces mêmes critiques… Si une fanfiction digne des pires fangirls de la planète et un recueil de BSDM pour femmes cinquantenaires qui ne s’assument pas ont pu trouver un public, je ne vois pas pour quelle raison il n’existerai pas de marché pour tout autre type d’œuvres.

Nous vivons également dans le monde où l’un des auteurs de fiction les plus célèbre du moment, George R.R. Martin, a galéré des dizaines d’années durant avant de rencontrer le succès auquel il avait droit. Parce que personne ne le connaissait avant, et qu’il a fallu une sacrée persévérance de la part du bonhomme pour tenir le coup en se contenant d’une promotion traditionnelle. Et personnellement, ce n’est pas quelque chose que je trouve normal ni désirable. Qui sait, s’il avait rencontré le succès qui lui était dû plus tôt, tout ses fans ne seraient peut-être pas en train de le maudire pour prendre son temps pour l’écriture de la suite et que celle-ci serait arrivée bien plus tôt s’il n’avait pas été un quasi-miséreux toute sa vie durant; pas étonnant qu’il se repose sur ses lauriers après ça…

 

Mais si tu introduis de la COM dans ta démarche pour faire plus d’argent, c’est plus de l’art! Tu deviens un SALAUD DE CAPITALISTE qui s’enrichit sur le dos des…

Hop hop hop, on s’arrête tout de suite, Jean Guevara! Déjà, ce n’est pas en attaquant les auteurs qui sont pour la plupart dans la misère sociale dénoncée à juste titre sur les réseaux militants que ça va changer quelque chose. Ensuite, pour le meilleur comme le pire, et surtout le pire en ce moment faut-il bien avouer, c’est le système dans lequel nous vivons et si nous voulons avoir une vie un minimum décente, il faut bien faire avec. Donc oui, cela implique potentiellement d’utiliser les méthodes de communication et de publicité connues pour parvenir au but fixé par le Projet Beaumarchais; je n’ai pas la moindre envie de rejeter une option par idéologie du moment que celle-ci est employée de façon éthique.

 

Penser à la pub, c’est ridicule! Les bloqueurs de pubs sont de plus en plus populaires, le concept lui-même est détesté et les annonceurs ne font que faire pression à la baisse tellement la pub sur le web a peu de retours; l’utiliser ne va que t’amener de l’animosité!

On ne va pas se le cacher: internet est le principal support d’aspirant créateurs comme moi et il est vrai que dans ce milieu, la publicité a un taux de pénétration et de retour plus bas que la normale. Cela ne veux pas pour autant dire qu’il n’y en a pas: Google vit sur la seule pub qu’ils font via leur moteur de recherche et ils n’en restent pas moins l’une des entreprises les plus riches de la planète avec une capacité d’atteindre une quantité de gens inégalée. De même, la pub a pris d’autres formes qui ne souffrent curieusement pas ou peu de la critique: les Community Managers sont légions sur les réseaux sociaux sans que personne n’y trouve rien à y redire par exemple. De même, un youtubeur ou un illustrateur utilisant ces mêmes réseaux pour promouvoir leurs travaux ne sera pas assimilé à toutes les connotations négatives de la publicité normale; ils ne font pourtant rien d’autre que leur propre pub…

 

Ces critiques étant adressées, j’en vient à la raison de cet article. Figurez-vous que le premier volume du contenu principal de mon projet, Mécanique Gelée, a longtemps été disponible sur mon ancien blog pendant près d’un an. Devinez combien de lecteurs j’ai attiré « de façon naturelle », sans aucune pub ni com? Zéro. Rien. Nada. Que Tchi.

Je sais qu’il existe de nombreux créateurs qui ne veulent pas se résoudre à faire de la pub car il n’en aiment pas le concept, se sentiraient comme « forçant » les gens à leur donner de l’attention ou bien qu’ils n’aiment tout simplement pas vouloir investir le temps nécessaire à cela pour le consacrer entièrement à leur art. Tout le problème étant: la réalité fait que nous avons besoin de nous mettre à la pub. Les succès spontanés ne sont que des exceptions, et travailler sa com’ est un effort nécessaire.

Comment? Et avec quoi? Ce sont là des pistes qu’il me faut explorer avant de pouvoir répondre à ces questions. Et vous pouvez compter sur moi pour vous partager mes découvertes dans cette aventure.